interview Le Bal des Enragés

Publié le par L'équipe de Black Roots Metallistic

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Messieurs, bonjour c’est un grand honneur que de vous rencontrer, pourriez-vous présenter ?

 

Nico : -Moi c'est Nico, je fais parti de Tagada et également dans le Bal des Enragés.

Damny :-Damny, je suis chanteur clavieriste du groupe La Phaze et j'officie dans le Bal aussi.

 

Comment est né le projet, ce joyeux méli mélo de tout un tas de groupes super sympa?

 

Nico : En fait, on faisait le festival de Malestroit en Bretagne, on avait une carte blanche pour finir le festival, on avait deux heures. On s'est dit on fait une heure Tagada Jones et une heure a invité tous les potes à monter avec nous. tout le monde a dit oui, tout le monde a répondu présent.

Les mecs du festival on trouvé ça super et on a décidé de mettre un nom dessus, on ne sait plus trop pourquoi et on a décidé d'appeler ça le Bal des enragés, tout simplement parce que c'est un bal ce qu'on fait et on ne joue que des reprises à la petite différence du balluche du samedi soir c'est que des morceau vener, issus de la scène alterno, metal, punk indus, tout ce genre de trucs et au final.

 

Damny : On s'est tellement éclaté, on s'est aime fort, on a fait des enfants, du coup on a

decide de partir ensemble sur toute une tournée au mois de février. C'est une espèce de grande

colonie de vacances et on fait la teuf tout les soirs et tout le monde et content de se voir. Ca transpire sur scène.

 

Nico : Ce qu'il faut comprendre c'est qu'il y 17 personnes sur scène, 15 musiciens et 2 performeurs

et tout le monde se mélange sur scène et c'est jamais les même qui joue les même morceaux.

C'est un peu comme si tu tournais les pages d'un livre et puis voila du coup, ça a tellement

bien fonctionné qu'on est parti pour les festoche d'été et on sait maintenant qu'on fera une tournée par an. On a tellement un bon retour, on prend déjà vraiment notre pied et on s'attendait pas a ce que ça donne ça sur le public. Tout le monde arrive d'habitude avec un show bien carre, bien propre, la c'est plus roots, c'est plus alternatif, c'est un peu le grand bordele, ça rappelle un peu l'image que les gens se font des berus. En tout

cas c'est ce que nous dit le public.

 

Tu disais à l'instant que c'était une collo de vacance dans ce cas c'est qui vos animateurs?

 

Damny:  Ca change un peu ça tourne, c'est comme dit Nico, c'était même pas de but de reproduire ce qu'il se faisait dans les années 80. Mais ce qu'il se passe, c'est tellement joussif que finalement sur scène on se lance dans ca. En même temps ça s'enchaîne c'est pas non plus le grand bordele, les choses s'enchaînent.

 

BRM: La set list vous la choisissez comment?

 

Nico : Au tout début ça a été un joyeux bordele, tout le monde a donne ses idées de morceaux

mais il n'a fallut jouer qu'une heure, il a fallut trancher et puis c'était la première on savait pas trop quoi choisir à la fin de la tournée on jouait 2h45, l'année prochaine on va finir par jouer 3h. Tout ce qui a ete proposé plait a tout le monde, c'est rare que quelque chose ne nous mette pas tous d'accord.

 

Nan c'est clair.

 

Damny : D'une manière générale  on est tous issu de la scène punko alternative donc on a pas de problème pour ça.

 

 

Vous avez des compos?

 

Nico : Nan c'est que des reprises, le projet est ne comme ça, c'est pas l'esprit de composer quelque chose, l'idée c'est tu chope un camion et tu pars Et puis composer à 15 ca serait la galère tout le monde donnerait son avis et ca ne ressemblerai plus a rien.

 

Et des groupes on voulu vous rejoindre, je pense a des groupes comme No One is Innocent...?

 

Nico : Je sais pas je connais pas. ..

 

En fait il s'agit de groupes avec qui on s'entend bien, c'est ça que je disais au début.

 

Damny : Il y a une histoire humaine aussi

 

Nico : Et si tu veux no one on les a croise deux trois fois mais il y a jamais eu d'atome crochus. Et puis tout les groupes on les a croises deux trois fois, on a fait plein de date et de

soirées ensembles.

 

Damny : On a fait des morceaux ensemble.

 

Nico : On est pote avant d'avoir a des relations "professionnelles"

 

  On aime bien les questions bidons, en tant que radio étudiante. Si je peux me permettre vous chantez quoi sous la douche?

 

Nico : Je sais pas je prend pas de douche je suis pas emmerdé.

 

 

Damny : Je sais pas trop, a si, je peux pas passer a cote, a chaque fois que je suis bourre et que je suis sous la douche je chante un morceau des clashs mais très mal d'ailleurs. C'est ce truck la qui me vient naturellement, mais il y a plein d'autre, les conneries écoute à la radio.

 

Nico : Tu vois  le matin, quand tu te réveille t'as toujours une chanson dans la tête. En ce moment avec le bal on a ce jeu stupide qui consiste à mettre un morceau pourri dans la tête de tes potes. Depuis quelques semaines c'est un lève de drapeau de je sais pas quelle garnison de chez lui en alsace. ça fait parti des air nul, avec lesquels tu te lève.

 

A si j'ai retrouve ma question , ça pose pas trop de problème le bal avec vos groupes respectifs pour les autres tournées?

 

Nico : Nan, ça pose pas de soucis, ça s'est goupiller avec tout le monde et puis, puis qu'on

est plein si il manque une ou deux personnes c'est pas gênant. Par exemple Damny il n'a pas pu venir en février parce que son projet solo sortait. on est pas a la pointeuse à la mairie tu vois. Alors mon petit Damny tu n'est pas venu a la tournée en février tu n'as pas marque des points ce n'est pas bien. Retenu sur le salaire.

 

Damny : C'est ça qu'est bien c'est vachement modulable. Et puis quand il y a un absent tu prends sa place et tu te retrouve a jouer devant beaucoup de monde a jouer un morceau que t'as jamais répète.  Mais c'est génial, c'est vachement existant. On retrouve un truck du début, quand tu demare tu joue dans la cave avec tes potos, voila, on le fait un peu plus carre, en dix ans on a un peu appris a joue, enfin j'espère.

 

 

Nico : Tu vois on a même finis par sortir un cd. Il sera même pas distribue en magasin, les discographes, c'est la croix et la bannières, tu vois je leur fais de la pub depuis cinq mois, ils sont même pas foutu de diffuser un cd. On va pas distribuer un disque alors que les mecs ils nous le paye plus. On le sort comme ça parce que tellement de gens nous l'ont demande qu'on a finit par le faire, ça nous à pas écoute grand chose, c'est un peu une carte postale musicale de soirée. On se prend pas trop la tête, on nous l'a demande, on a finit par la faire. On a finis par décider de faire une petite tournée par ans, pas tout le temps au même moment, ça nous fera notre  petite colo de vacances a nous.

 

Vous pensez quoi de la scène rock/metal/punk actuelle ?

 

Nico : La scène underground s'est un peu essouffle, c'est un peu vide de sens. Nous on est quand même tous des groupes engagés. Tu parlais tout a l'heure de no one, ils étaient engages ils y a quelques années, maintenant c'est plus grand chose. On est tous lié par la même idée, le bal des enrages c'est aussi le bal des engages. La semaine dernière il y avait 10 000 entrées dans un festival. Il y a peu être plein de gens qui connaissaient et puis  plein d'autres qui ne connaissaient pas. Ils ont peu être apprécié et sont allé voir les originaux, ça les a peu être fait un peu  réfléchir. Il y a une petite mission éducative la dedans. Ca fais des années qu'on fait ça, on va pas s'arrêter maintenant.

 

 

Damny : Personne s'est jamais projeté en plan de carrière, on le fiat, tu t'en fout, les choses se font, quand j'ai commence la phaze, j'avais qu'une seule envie c'était faire de la musique entre potes. Et puis a force de faire des choses, tu cause avec les gens et tu te rends compte de choses. Tu te dis pas tiens "je suis engagé".

 

Nico :C'est l'état d'esprit des jeunes, ils sont moins engages. Les gens sont plus moutons c'est sur c'est la politique du gouvernement, ça commence a réussi, leur mission qu'est d'enfermer tout le monde chez sois dans un petit carcan, j'ai l'impression que ça marche. les gens sont abrutis

par la télé, on leur fait gobe n'importe quoi. Tu vois il y a moins de réactions qu'avant. Et, c'est dommage ça se ressent, la scène rock c'est pareil, il y a plus grand chose.

 

Damny : Sans vouloir être pompeux ou quoi, la musique c'est aussi un miroir de ça. Plus t'a une culture subversive dans un pays plus socialement il se passe des choses. Et la actuellement, on parle des gens qui détournent des millions d'euros comme l'affaire Bettencourt en ce moment. Qui réagit? Personne. Il y a vingt ans de ca, les mecs ils auraient

démissionnés dans la demi heure. Il y aurait eu des debraillages de malade. Maintenant on est en pleinmois de juillet et tout le monde s'en bas les...

Et tout va bien et quelque par  au niveau de la culture ça se ressent.

 

 

 

 

Je vois pas ce que tu veux dire, moi tu sais je suis heureux avec un mac do et mon Iphone.

 

Damny : Ouai, t'as raison, les gens se perdent vachement la dedans, je dis pas que c'est mal, je critique pas, chacun fais ce qu'il veut. Mais on se délaye vachement la dedans, les cinq ou six heures que tu vas passer sur facebook par exemple c'est pas les cinq six heures que tu vas causer avec ton voisin, que tu vas te cultiver.

 

Nico :La solidarité ça existe plus trop en France. On va fermer la porte a clef pour plus avoir d'emmerde. Pour parler de ce que je connais le plus, la musique, ce qui m'a donne envie de monter sur scène c'est ce que je voyais, c'est l'attitude générale, l'idéologie des groupes. Il y avait tout pleins de groupes, qui avait plein d'idéaux.

 

Damny : Il y avait aussi une grande idée punk: les choses que l'on peut pas avoir on va aller le chercher, on va se bouger le cul.

 

Vous pensez que c'est foutu?

 

Damny : Nan tout ça va revenir, on est dans une période un peu descendante de ces mouvements alternatifs, dans un creux de la vague, il y a une génération qui va arrive qui va dire plein le cul de nos parents et ça va repartir comme en 40.

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