Hellfest

Publié le par L'équipe de Black Roots Metallistic

 

Aller au Hellfest c’est un peu comme rentrer à la maison.

 

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Déjà, le trajet est long, demi-tour, fausse route et DDE est notre lot annuel.

Ca c’est d’ailleurs un truc qui m’a bien fait halluciner l’année dernière c’est les mecs qui retapent des routes à 3 heure du mat' pour ne pas bloquer le trafic. Or, quand tout plein de metalleux se retrouvent à aller au même endroit en pleine nuit et que la route est bloquée ca pose quand même des problèmes d’embouteillages.

 

Un tantinet mieux organisés que l’année précedente nous arrivons à bon port à environ trois heure du mat. Le temps de trouver une place et de ne pas écraser ces hardcoreux tout bourrés qui n’arrivent à se relever une fois allongés sur le bitume.

Sortir de la voiture, s’étirer un peu et se dire « Ca y est ,on y est ». La nuit est claire et troublée par quelques cris gutturaux venus d’un peu plus loin sur la gauche. Nous somme garé au même endroit que l’année dernière.

Marcher. Parking trop loin, camping trop grand.

Premiére galère, nos très cher potes qui étaient censés nous attendre sont tous parti se coucher et leur téléphone réduit au silence. Comment retrouver des gens au milieu d’un camping qui compte déjà près de 15 000 personnes.

Je me dis que si Dieu écrasait sa clope sur toute ces tentes, l’élite du metal européen serait réduite à néant. Oui j’aime bien faire des comparaisons guerrières. Car que sont tout ces gens sinon une armée qui vient de poser son campement pour trois jours, une famille qui se retrouve, une ville de tentes qui se construit...

 

Toutes ces pensées déambulent dans ma tête alors que je galère à monter cette tente. Promis quand je serais grand j’aurais une "deux secondes".

Au bout d’une demi-heure de galère et de tente toujours pas montée on arrive enfin à choper Martin au téléphone. Quelques instants après nous voilà enfin réuni autour d’une (première) bière. On se dit que ca va être bien et on part se coucher.

 

DSC01178Réveil. Il est encore, tôt. Ouvrir les yeux et découvrir ce joyeux bordel que certains d’entre nous appellent « la maison ». Petit déj' en canette  et à la boîte de thon a la tomate, ca y est on y est.

Commencer à tomber amoureux tous les dix mètres, recroiser des potes de festivals des années précédentes et sentir ce doux fumet parvenir de cet alignement de boite bleues un peu plus loin.

Et puis ca y est on se motive on quitte le camping pour Y aller. On se la craque cinq minutes en entrant par l’entrée VIP évitant de longues demi heures de queue et de fouille intime.

De l’herbe, verte et douce, elle a bien repoussée depuis l’année dernière. Comme tout bon métalleux de base en terre inconnue on va coloniser en allant chercher une bière. Le site est comme l’année dernière super bien foutu, des stand design en mode « Mad Max », la fille est jolie, la bière est bonne, la musique déglingue, le soleil nous honore par sa présence. Bref ca va être grave coooooool.

On se ballade à droite et à gauche, un petit tour au carré VIP pour découvrir une table en forme de flingue et des sculpture en METOL. Par contre, il y a du craquage, sans déconner on est dans LE festival français et il y a des mecs qui commate en mode beauf la biere a la main devant un match de foot d’un truc pas tres connu, la "coupe du monde" je crois.

 

Un jour, promis, j'écrirais un article sur Mass Hysteria sur ce magnifique outil qu'est la désencyclopédie. Il y aurait tellement à dire. Un soir, un pote m'a sorti devant un concert de ce groupe, "c'est pourri mais ca déglingue". Mass c'était bien, le dernier album plus du tout même si en soit il tabasse bien au niveau musical. Le grand problème reste celui de Mouss (le chanteur) qui sort tout et n'importe quoi de son cerveau pour faire des chanson (certes d'autres groupes le font aussi). Des trucs aussi ridicule que "il y a un temps pour tout, il y a un temps pour faire la fête, il y a un temps pour travailler", ou encore "soutien au peuple grec" (c'est facile de dire ca en chantant "l'anti-capitalisme est une idée vide"). Bref je vais pas en concert pour entendre les leçons de morales de la génération précédente... Si je reste tout de même sur mes interprétations de paroles "Dans le salon, dans le salon on met le feu dans le salon" il paraîtrait qu'en vrai il dit "cerveau" et pas "salon". Et puis en plus, il portait un k-way alors qu'il faisait super beau...

 

DSC01346On était parti pour aller voir la petite Candace et Walls of Jericho mais, un gentil organisateur arrive sur scène et nous dis que en fait il y a un petit problème d'avion et que le groupe jouera plus tard, mais des "amis finlandais" veulent bien jouer à la place. Finntroll arrive et se met à cracher tout le Black de ce dernier album Nifelwind. Le clavier déconnant la premiére demi-heure, on a surtout eu un show très black et peu pagan. Tant pis on y retournera, tout plein de festivaliers faisaient la gueule parce qu'il les avait justement ratés compte-tenu de ce changement de programmation in-extremis. 

Le temps de rechoper une bière, de faire un petit tour, voila qu'arrive le moment tant attendu de KMFDM. Une grande histoire d'amour ce groupe, surtout ce titre "Mini mini", reprise tonitruante de Jacques Dutronc en électro-indus. Le groupe arrive, Sasha en tête, une trés jolie fille au cheveux roses et au pantalon disco argenté année 80, tout cela s'annonce plutôt bien.

Le public, un peu surpris n'avait pas l'air de connaître ces gens et surtout ce qu'ils font.

Au bout de trois morceaux voilà tout ces joyeux metalleux en train d'acclamer le groupe. L'une des explication de KMFDM de ce que ca veut dire ce mélange barbare de consonnes mise à la suite serait "Kein Mehrheit Für Die Mitleid " ce qui en soit signifie pas de pitié pour la majorité, on se disait aussi que Kein Meinung für die Mädchen serait une explication mais ca serait un tantinet misogyne...

 

On commence à peine a se dire que ca y est, qu'on y est.

 

Au loin, Chaula-Boy, l'infatigable compagnon de Capitaine Orgasmo s'amuse avec une brebis gonflable "Christine B."

Crowbar et Inficious Groove ne nous intéressant pas spécialement on trace au camping faire tout ce qu'il se doit quand on est un bon festivallier: vider nos 80 kilos de bières! Il parait pourtant qu'Inficious Groove a grave envoyé du lourd.

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Walls Of Jericho: Du rêve en bouteille, une tuerie, un carnage, un massacre... Un groupe remonté à bloc, sept mois sans monter sur scène le Hellfest était visiblement leur première date de tournée estival. Il en voulait, la rage au coeur Pogo et Wall Of Death fut tout ce que l'on mérité pour cette heure de concert. Le tonitruant "The American Dream" issu de l'album éponyme a réveiller une ferveur d'une rare ampleur chez tout ces headbangeurs. L'aspect metol de ce dernier album vaut vraiment le détour et comme le dise les jeunes "on a bien kiffer notre race".

 

18h30: Dustin de Walls Of Jericho nous faisait l'honneur de nous accorder une interview. On trace donc au Carre VIP ou l'on rencontrera plus tard dans le week end le directeur de Metal Obs, la beauté de Oui.fm, des photographes indépendants et puis tout un tas de collégues radiophoniques La Colére du Peuple de Besançon, Planéte Metal du Tarn bref tout un tas de gens bien. Arrivé dans les box on croise Candacce, elle est vraiment pas très grande et on se pose une vingtaine de minutes avec un Dustin transpirant et arrassé mais visiblement content d'être sur place. Malgré nos accents calamiteux tout se passe au mieux .On trace voir la fin de Hyocrisy.


 


IMGP0037Juste aprés le concert on LE rencontre, lui, le producteur d'Amon Amarth et d'Immortal, celui qui a fondé Pain et qui chante si bien dans Hypocrisy. Peter Tadgren. On etait visiblement pas trop prevu sur le programme mais on a tout de même pu passer une vingtaine de minute avec un des plus grand seigneur du metal Scandinave. Le vague sentiment de se sentir "tout petit", "à chier" et de "pas mériter"... J'arrive a arracher un rire au prince en lui demande si la légende est vraie : il y a t'il vraiment plus de groupe de metal en scandinavie que d'habitants?

 

Une pensée un peu conne me traverse l'esprit "et si je lui mettais une droite, la presse metol du monde entier parlerais de moi?". Je refoule mes désirs de reconnaissances malgré le fait que j'aurais tout de même bien aimé écrire un livre, mon "coming back" expliquant mon geste (et non mon erratum) et demandant pardon à Peter. On lui promet de lui ramener une bouteille d'absinthe l'année prochaine quand il reviendra encore et toujours pour notre plus grand bonheur au Hellfest, cette fois à nouveau avec Pain?


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Et puis si c'était que ca...pom polom pompom voila Donnie qui débarque, le guitariste de Fear Factory en mode je fais des interview et nous voila en train de causer dix minutes avec ce personnage un peu envellopé qui vient de faire un gros calin à Peter... Tout cela n'a aucun sens...

 

On se dit qu'on irait bien voir Sepultura mais bon il n'y a pas Max et les Jack Daniel du Carre son si bon dans ces beaux transats. Pareil pour les Deftones, pas trop envie d'être en mode "my own summer" ce soir, on fait les fine bouches et on boude le concert. Thon-tomate au camping.

 

Aller on va voir moman chanter, et oui le temps passe vite au Hellfest, a notre plus grand désaroi d'ailleur. Arch Enemy, Angela Gossow. La par contre il y avait du peuple. Bon ba qu'en dire, c'était bien, ça a pas non plus tout déglingué. Angela malgré sa proximité avec la 40aine a une energie débordante sur scéne et a du faire fantasmer plus d'un de ces chevelu tout de noir vétu.

On rencontre Caro, cette charmante demoiselle au grand chapeau bleu qui avait déja la voix complétement déglinguée.

Un petit coup d'oeil à Sik Of It All, une bière, un supo et au lit.


 

Samedi

 

 

 

Reveil matin onze heure, il pleut. Ca fait chier. Vraiment.

Aller on rencontre Anvil aujourd'hui, vous savez ce groupe qui marche grace au cinema. On se retrouve donc en face du vieux sage, de Rob, il pourrait être notre grand pére, bon peu etre pas non plus mais c'est tout comme. C'est le vieux sage dans le coin le plus obscur de ton cerveau qui acquiece quand tu as bien agis. Chose étonnante, le personnage n'écoute quasiment pas de musique. On rencontre les moins jeunes de Raven juste aprés que l'on ne connaissait pas, l'interview se passe bien, on retourne au camping, la biere c'est comme le pain, il y a des cereal et de l'eau dedans et il faut en boire jusqu'a être beuré comme des tartines.

D'ailleur a ce propos tout fracasse qu'on était au camping, mon téléphone sonne à 14h. Oooooooh, le charge de communication de Road Runer quelle bonne surprise, comment ca interview d'Airbourne dans 20 minutes, c'etait pas à 17h. Bon bah tant pis. Le cruchon de biére à la main nous voila reparti pour le festival sans meme se rendre compte qu'on avait oublié de prendre nos cerveaux.

C'est dur de faire une interview quand tu es plus arraché que le mec qui est en face de toi.

 

Anvil c'etait rigolo tout de même, ils ont fait le concert en mode années 70: le vibro sur la guitare.

 

L'aprem se passe plutôt callement on rigole cinq minute sur les 4 sucres d'orge d'Abath, le chanteur d'Immortal (c'est une longue histoire) et on se sépare. Moi je vais voir Fields Of the Nephilim. Je me retrouve avec une espagnol en face de moi qui était tres communicative et qui m'explicait dans un anglais pire que le mien qu'elle venait de grenade juste pour voir Carcass qui jouait en fin de soiree.

Fields c'étati grave cool. Le groupe semblait avoir été boudé par une grande majorité de festivalier alors que Alice mourait trois fois de suite sur la Mainstage 1 a quelque centaine de metre, Fields Of the Nephilim ont balancé un son ultime influencé par Dead Can Dance. En plus ils ont des fringues vraiment étrange.

 

Samedi soir:

Soirée carnage, la dernière vraie, c'est dur de ce dire que tout ca c'est fini demain. L'heure des rencontres noctures ou tu cause à tout un tas de gens mais tu ne les reconnais pas au petit matin.

 

Dimanche très tôt:

La "no-sleep" team est en action. Ces gens sont fous, c'est sur. Une quinzaine de mecs et de nanas tout déchirés à 7 h du mat gueule comme des porcs "respectez les gens qui dorment"...

 

Dimanche matin:

 

Aller on se lêve tôt, café en ville, vrai sandwich et rencontres des quelques locaux qui apprécient notre présence. Tout ca est plutôt cool. On trace au festival assez tôt et oui il y a Sabaton.

Comme d'hab ce groupe génial ce retrouve à jouer trop tôt. Trente minutes de concerts...seulement c'est vraiment triste, on prend cher. Primo Victoria, Metal Crüe et tout un tas de titre du dernier album, vraiment un bon moment qui comme toujours, le groupe à l'air aussi d'être vraiment aux anges.

 

Quelques quarantes minutes aprés s'en suivait Ensiferum. Un concert sympa, un bon petit moment et un public remonté à bloc pour venir acclamer ce dernier album qu'est From Afar.

 


IMGP0066L'aprés midi, la derniere, ce moment ou tu es tout triste, derniéres interviews, Freak Kitchen aprés ce concert GPS "Tourner à Gauche", "Je suis une petite fille", "Manger du fromage" et "Vin rouge", bref tout ce que Mathias ,chanteur et guitariste de Freak Kitchen, ne respectant aucune convenance musicale à pu sortir dans un français avec un accent à trancher au couteau.

Des coups de fils à des managers et se rendre compte que en fait ce ne sont pas les managers que l'on au bout du fil mais bel et bien les chanteurs des groupes. Les derniers Jack gracieusements offert, une interview de Raven, un groupe de trash "old school", la rencontre du modéle officiel des affiche du Hellfest, aller voir "The Dillinger Escape Plan plutôt que Slayer. Ca c'est un concept super interessant tu vas en festival pour voir des groupes genre Motohea

d, genre Slayer et en fait une fois sur place tu n'y va pas pour finalement aller voir les groupes de Hardcore sous un chapitaux ou il fait trop chaud comme ca tu n'es pas déçu par le groupe que tu voulais voir et tu prends une grosse baffe musicale et découvrant un groupe dont tu ignore tout.

 

Oui The Dillinger Escape Plan c'est bien surtout quand un chanteur survitaminé pête un cable et fait le cochon pendu aux rampes du lumiére tout en crachant sa haine du fonds de son corps bodybuilder.

Et puis il y a ces cameraman complétement cramés qui partent slamer avec leurs caméras et quand tu sors et que tu croise tes potes qui sont aller voir Salyer et qui te dise que c'était pas bien tu te dis que finalement tout va bien.

 

A si le dimanche soir on a eu le grand honneur de rencontrer Robert Culas, prêtre "de formation" ayant écrit un livre sur le Metol et qui aprés prés de trois quart d'heure passés ensemble va à la rencontre d'un mec qui ressemble vaguement au chanteur d'Opeth pour lui faire un grand callin et échanger quelques mots dans une langue scandinave. Pourtant Opeth n'était pas au Hellfest?? Etrange, étrange, oui mais il y avait Bloodbath pour leur sixième ou septième concert.

 

 

Kyss de loin, trop de spectacle et puis "I was made for loving you" ca reste décidement trop dans la tête et puis Kyss ca reste de la musique de vieux.

 

Aller dernière soirée et on rentre à la maison.

 

Faire les black metalleux dans les bois.

 

...

 

Arriver à Dijon la gueule tout en vrack et se dire que ce monde empli de non-metalleux est vraiment trop triste...

 

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S
<br /> Bien sympa votre report !<br /> Seb.<br /> <br /> <br />
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