Interview Sidilarsen

Publié le par L'équipe de Black Roots Metallistic

Dans la lignée de l'interview de Punish Yourself, Sidilarsen qui était en premiére partie de la soirée...

 

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BRM : Vous avez fait bonne route?

Viber : Un peu long mais ca a été.

 

BRM : Bon pour commencer avec les questions bateau. Est-ce que vous pouvez présenter le groupe rapidement? Et pourquoi vous vous appelez comme ca?

Viber : Le groupe Sidilarsen est compose de 5 membres. C'est du rock électro à tendance metal. On existe depuis 97. Sidilarsen c'est pour imager le métissage que nous avons dans le mélange des influences diverses que l'on peut avoir dans le groupe. Je ne sais pas si c'est très clair. On vient du sud de la France. Il y a du métissage. On voulait que notre nom représente ça même si nous on est pas métissé. On est blanc comme des linges mais on aimait ça. Ce contraste. Au niveau signification pure ca n'en a pas des masse ca vient d'une ville d'Algérie. Voilà, c'est le nom d'une petite ville qui ne s'écrit pas comme ca, qui s'écrit en deux mots. Et puis on trouvait que ca sonnait.  C'est une composante importante.

 

BRM : Ca me permet de rebondir sur deux questions, la première: est-ce que vous y êtes déjà allé? Et la deuxième quelles seraient ces influences?

Viber : Non nous n'y sommes jamais allés. Moi ca viens de mon père qui est né là-bas.  C'est comme ca que j'ai connu le nom. Non, on a chacun fait nos voyages.  Les influences, on a rencontré beaucoup de gens qui font de la musique différentes .On a mêlé du chant français avec un côté plus Indus.  On a aussi utilisé des instruments orientaux à un moment. On se sent surtout citoyen du monde.

Didou: Quand on a commencé on écoutait déjà beaucoup de metal mais quand on a lancé le groupe on ne voulait pas avoir un nom clichesque en rapport avec la scène metal. On voulait marquer un peu une différence il y avait ce nom larsen qui évoquait le côté rock. Ca a intéressé des gens qui ne seraient pas venu écouter si ce n'était que du metal. Et on a pu ainsi travailler avec des gens d'univers très différents. C'est ce qu'on cherchait et qu'on cherche encore d’ailleurs.

 

BRM : Et pourquoi ce choix de chanter en français?

Viber : Ouai, bah parce que c'est notre langue maternelle. Et puis en écoutant Noir Désir on s'est dit qu'on pouvait faire du rock très efficace en chantant en français donc pourquoi ne pas essayer ? On n’était pas non plus des cadors en anglais, c'est quand même du boulot d'écrire en anglais et puisque ce qu'on faisait c'était plutôt introspectif c'était plus facile pour nous.

Didou: Il y avait vraiment ca. De toute façon on a jamais voulu se fixer des barrières on voulait faire du metal avec du chant français. Avec du texte avec un fonds poétique. Noir Désir l'a fait avec du rock. Apres on s'est rendu compte qu'il est beaucoup plus difficile qu'il n'y parait de chanter en français sur des grosses guitares parce que les mots en français sonnent cru rapidement. Tes textes peuvent paraitre naif très rapidement alors que quand tu le fait en anglais tout le monde en a rien à foutre et ca passe très bien. Et personne va jamais dire " ah ils écrivent de la merde". En français tu te fais vite démonter, en particulier sur la scène metal t'as intérêt a soigner la plume. Et ca nous plaisait quelque part.  En 97 par exemple, on a mit des beat de danse, et ce n'était pas si évident que ca quand on a démarre. On s'est pris des trucs dans la gueule super violent, les gens se demandaient si on était complètement atteints. On est passe par plusieurs étapes...Et je me perd dans les réponses.

Ah oui, les influences. NIN incontestablement. On cite aussi Noir Désir pour l'écriture et un certaine sincérité et ensuite on cite Rammstein et Prodidgy pour d'autre raison.

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BRM : Quels seraient la ou les chansons de NIN, de Prodidgy ou encore Noir Désir qui vous définirait le plus?

Viber : A non ca c'est pas faisable. Je peux te parler de chansons qui m'ont marqué moi à un moment. Ce n’est pas que ta question n'est pas intéressante. Mais moi je ne sais pas. Ca ne sera pas vrai pour tout le groupe. 

 

BRM : Et au niveau personnel ca serait quoi?

Viber : Pour Noir Désir, il y en a plein. J'ai beaucoup aime Des Visage des Figures.  Pour Sidilarsen, je dirais Breeze de Prodidgy. Quand l'album est sorti ca a été une grosse remise en question sur ce qu'on faisait en terme de son, Prodigy nous a clairement amené à ce que nous faisons aujourd’hui.

Didou: Moi, ca serait carrément Les Ecorchés et Tostaky

 

BRM : Est-ce que vous pouvez nous parler du projet Réactivation Numérique?

Didou : C'était un projet qui avait été lance pour les fans, pour donner un nouvel accès. La base c'était l'album Biotop on ne voulait pas refaire une réédition sans  rien de plus. On voulait sortir quelque chose de nouveau. On a fait appel a des gens et ils ont eu l'extrême amabilité de s'y atteler. Il y a beaucoup de remix qui ont un projet de réinterprétation. On trouvait  ca intéressant de filer nos morceaux en leur disant allez-y. Et puis c'est que des groupes qu'ont a croisé, des personnes en qui on avait confiance. Ca a été un plaisir de découvrir comment ils ont retravaillé ce qu'on avait pu faire.

 

BRM : Et qui c'est qui a réalisé la pochette d'une Nuit pour sept jour? C'est qui le modèle parce qu'on est plusieurs à être tombé amoureux. 

Viber :  En fait c'est Jouch, notre graphiste depuis le début. Il fait beaucoup de chose à côté. On voulait faire quelque chose dans la durée avec lui. Il y a une certaine cohérence dans la manière de traiter Sidilarsen. Et la on voulait quelque  chose d'un peu plus poétique que les albums précédent. Jouch  a travaillé ca en écoutant notre album. Et après, c'est un miquemaque de graphiste.

Didou : Et pour la déception, ce n'est pas une vraie fille, c'est un mannequin. C'est d'ailleurs décliné dans le livret, sur les photos de nous, on est un peu plastifié, un peu mannequin aussi mais c'est très léger. On voulait cette ambiguïté. Pareil, la première fois qu'on la vue on est aussi tombé dans le panneau c'est vraiment en regardant dans le détail qu'on se rend compte que tout est faux. Trop, parfait, trop pur pour être vrai.

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BRM : Bon là c'est le moment ou je vais me faire un peu luncher la gueule, mais vous pensez quoi du succès vite éteint qu'a eu la team Nowhere?

 Viber : Je pense que ca correspondait à une époque. Il y a eu beaucoup de choses, certaines très bonne, d'autre moins. Il y a eu des explosions qui ont été un peu des feux de pailles. Il y a eu des bonnes choses. On ne fait parti des gens qui disait que c'était juste pitoyable. Il y a eu beaucoup de gens qui se sont bougés le cul, qu'ont essayé. 

Didou : Après c'était une mode. Sur Toulouse, on est à l’ origine d'Antistatic avec Psycup. On a un peu travaillé avec la Team Nowhere.  Ca nous a peu être porte un petit préjudice avec Antistatic, on a été associé a la scène Neo-Metal. Et ca ce n’est pas vrai. Nous on n'est rien. Ca nous colle à la peau et ca freine beaucoup de gens. On ne renie pas cette scène.  Mais ce n'est pas nous, on ne vient pas de là. Quelques journalistes nous on mit dans cette case la et après ca reste. Et ca fait un peu chier. On ne voudrait pas avoir cette image un peu poussiéreuse. On a tendance à la tuer en live.

 

BRM : Est-ce que Sidilarsen veut véhiculer un message particulier? D'ailleurs qu'est ce que vous entendez dans votre grand titre La morale de la fable par "Rétablir l'inquisition"?

Viber : Bah justement c'est l'ironie du truc. On voit des gens qui vont nous contraindre à vivre dans une société que vous ne voulez pas puisque vous n'êtes pas capable de vous assumer vous même. C'est ça que je voulais montrer quand je l’ai écrit en étant évidement carrément excessif. Etablir une espèce de milice qui explique comment on doit être et quelle morale on doit suivre. Moi ce qui m'a le plus marqué aux élections de ce bonhomme c'est que ca parlait que de restrictions de liberté soi-disant pour vivre mieux. Pour acquérir plus de sécurité, plus de tranquillité pour moi ce n’est pas des valeurs, juste ce qu'il faut pour secouer les gens et qu'ils se demandent ce qu'il se passe. Après on a jamais écrit ni dit comment il fallait penser. On veut juste mettre en évidence des situations, des choses qui nous ont fait halluciner.

 Didou : Ce qui nous a aussi marqué avec les élections, c'est qu'il y en a marre de la  droite en permanence. Les lendemains d'élections, on avait envie d'y aller comme des bœufs de base. A chaque fois je me dis que c'est très puériles,  c'est très primaire comme écriture, comme réaction. Mais a un moment il faut arrêter, il faut arrêter de se cacher et il faut gueuler un coup. On a un peu plein de le cul de tout ces groupes de toutes ces personnes qui se cachent et sortent "on s'en fout de la politique". Certaines décision, certaines lois, certains choix politiques nous touchent directement on pourrait faire le choix de ne pas en parler. Sans pour autant en faire des tonnes. Ca nous parait important.

 

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