Volbeat - Guitar Gangsters & Cadillac Blood (2008)

Pays : Danemark
Style : Elvis Metal/Heavy Rock'n'roll
Label : Rebel Monster Mascot

« Jamais 2 sans 3 » dit l'adage. Si cela s'applique volontiers au niveau des tuiles, des nanas qui se cassent, ou des cordes de guitare qui pètent, il est déjà plus rare de le voir se vérifier au niveau des albums d'un groupe. Après un excellent "The Strengh/the Sound/the Song" et un tonitruant "Rock the Rebel/Metal the Devil", voilà que Volbeat remet le couvert avec ce "Guitar Gangsters & Cadillac Blood". Il est de prime abord intéressant de voir quel univers graphique se constitue le groupe : les pochettes sont toujours sombres et font référence à des figures ou concepts du rock'n'roll des States poussiéreuses des années 50-60. Cet opus n'échappe pas à la règle.


One for the Money, two for the Show, three for the Rock !


 

Mais la musique dans tout ça ? On y vient ! Vous vous rappelez de l'intro de the Human instrument sur "Rock the Rebel/Metal the Devil" ? Vous avez aimé ? Alors vous adorerez celle de "Guitar Gangsters & Cadillac Blood". On ne peut rêver mieux comme entrée en matière : bottlenecks grinçants, harmoniques aériennes, le tout recouvert d'une épaisse couche de poussière vintage... on est loin du Danemark !


Et comme d'habitude, c'est le choc : le titre éponyme de l'album, Guitar Gangsters & Cadillac Blood « balance la sauce ». On retrouve ici tous les ingrédients du bon Volbeat apprécié de la ménagère de plus de 50 ans. Ça groove, ça gronde, ça sue et surtout l'inimitable voix de Michaël Poulsen qui valut au groupe son étiquette de Elvis Metal.


Back to Prom fait plus dans le punk-rock qui va bien, chez d'autres, cela aurait sonné comme un milliers d'autres groupes californiens, mais là encore, le miracle Poulsen donne toute sa splendeur à une composition sympa.


Après un Mary Ann's place qui débute en Metal ballade Folk (et non pas ballade Folk Metal), et un Hallelujah Goat propice au heabangings de tous poils, sans parler du très 50's Maybelenne I Hofteholder, on arrive à une des perles de l'album : We. Alors là c'est la ballade à la Buddy Holly façon Earth Angel...et PAF ! La magie Volbeat qui fait partir le morceau, la voix qui fout des frissons...par Saint Ozzy que c'est bon !


Okay...Volbeat nous avait déjà fait le coup : en quête de renouvellement les danois ? Que Nenni ! C'est sans compter sur Still Counting son intro Ska/Reggae sympathique et surtout à 0:50 le gros riff qui tâche. Du reste, on retiendra des morceaux comme Wild Rover of Hell, un des seuls qui ne soient pas « hybrides »: la gomme est mise dès le début...ça sent le pogo !

Pfiou, le temps de souffler avec le morceau suivant I'm so Lonely I Could Cry qui nous refait le coup de l'intro bluesy et à la ligne de chant façon chant trad : excellent ! Le reste de l'album est dans la même veine, mais encore ici est rebalancée l'idée de l'intro exotique (A Broken Man and the Dawn) et du départ façon Gros Rock


"Alors, heureuse ?"


Bref, on oublie rapidement les quelques titres à oublier de l'album (les derniers, principalement) pour en ressortir avec une impression plus que positive : Volbeat récidive, et c'est du bon ! Les danois passent ainsi le cap difficile du 3e album avec brio, mais espérons qu'ils arrivent encore à nous surprendre par la suite. A noter que le groupe fait la tournée des festival puisqu'il sera notamment au Graspop, au Summer Breeze et qu'il est sérieusement pressenti au Hellfest. Un (voire plusieurs) membres de Black Roots Metallistic seront présents, et ce sera l'occasion d'un report de live que nous ne manquerons pas de vous faire partager, et de confirmer la réputation scénique de Volbeat qui jusque-ici atteint des sommets. C'est la marque des grands...Affaire à suivre.



Line-up :


La tradition veut qu'on balance la vidéo single de l'album, ici c'est Maybelenne I Hofteholder (clip très sympa) :






Martin