Interview Trepalium au Motocultor

Publié le par L'équipe de Black Roots Metallistic

La nuit commence a tomber sur le Motocultor et nous nous retrouvons avec Harun de Trepalium, entre deux camions à l’arrière des backstage…

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Bonsoir Harun, merci à toi de nous accorder cette interview, c’est un plaisir de te rencontrer… Dans un lieu aussi intime que le parking…La première question qu’on a envie de te poser avant d’attaquer l’univers du groupe, c’est à propos de ce festival, vous vous êtes retrouvé, suite aux chamboulements de Running Order, de groupe de milieu d’après midi à groupe de fin de soirée. Qu’est-ce que ça vous fait de vous retrouver en tête d’affiche un peu malgré vous ?

 

 

On remplace Electric Wizard, c’était pas prévu effectivement, il y a beaucoup de gens qui voulait voir ce groupe et pas forcément du metal au sens traditionnel du terme, donc oui, il y a une certaine méfiance en même temps on va pas cracher dans la soupe c’est toujours un honneur de clôturer une journée de festival. On se retrouve de premier à dernier, on va jouer vers 22h, au début on était un peu flippé et un peu méfiant, il y a quand même des groupes un peu plus connu que nous… « Si on vous le demande c’est qu’on a pas le choix », ils ont du considéré qu’on été légitime, on est un peu dans l’actu en ce moment aussi. C’est plutôt super sympa comme démarche.

 


Justement pour corroborer un peu avec cette question, vous avez sorti deux albums et tous les milieux underground se sont mis à parler de vous, comment ça se fait, il y a un secret ?

 

Quand tu suis l’actu du groupe, ça a toujours été ça. Quand on a sorti le deuxième album on été sous l’aile d’Holy Record qui n’était pas forcement imposant financièrement mais qui bossait super bien. Gojira nous a pris sous leur aile aussi. C’était pas forcément imposant au niveau de la presse mais pour le public, faire la tournée française avec eux ça nous a beaucoup aidé. Sur le quatrième album on s’auto gère, on commence à savoir comment ça marche, les rouages, les ficelles. On a appris à faire une bonne promo, ce qu’il faut faire, ce qu’il ne faut pas faire. On a peu être la chance d’avoir une certaine expérience, et surtout, avoir tourné avec Gojira.

Je n’ai pas trop de conseil a donner, sinon qu’il faut y croire, s’acharner, bosser avec des gens qui ont des réseaux et puis surtout prendre son temps, ça ne va pas se faire en quelques mois.

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Pour rappeler à nos auditeurs (lecteurs) Trepalium est souvent rangé sous le nom de Groove Metal même si on aime pas tellement les étiquettes, est-ce que vous avez le sentiment d’être les représentants d’un esprit un peu jazzy, hérité de Pantera ou d’autre groupes ? Est-ce que vous avez le sentiment d’être les seuls en France ?

Nan je crois pas, on a trouvé surtout notre identité, les gens arrivent a dire « tiens c’est du Trepalium » en juste un couplet, la tradition un peu Panterresque, les 12-8 mais on a notre couleur, notre manière de riffé… On a pas cessé d’affiné notre identité depuis trois albums. On est peut être original sur la scène française je pense qu’il y a d’autres groupes qui exploitent les mêmes veines, les mêmes techniques.


Pour revenir au groupe et à ses origines, on aime bien demander aux artistes qu’on croise comment ou pourquoi vous avez choisi ce nom là ?

A vrai dire dans les débuts de Trepalium c’était un peu chaotique avec la recherche du chanteur, on a essayé deux ou trois mecs. C’était notre tout premier chanteur, un ami a nous de Fontenay qui nous a proposé le nom et on a tout de suite accroché. Ca collait au concept musical, ce côté rouage, ca collait avec l’image qu’on voulait avoir, les thèmes qu’on aborde…


Tu as évoqué tout à l’heure que vous avez tourné en première partie de Gojira, c’est un groupe très engagé sur la protection de l’environnement, est-ce que c’est des sujets auxquels vous êtes sensibles vous aussi où vous en avez simplement rien à faire ?

Sensible oui, ça me touche particulièrement. Je respecte vachement la démarche de Gojira mais ce n’est pas un truc qu’on va aborder dans notre musique. Fukushima par exemple ça me révolte, le lobby nucléaire, ce genre de chose aussi, si je pouvais faire quelque chose de mes mains, lutter contre ça, oui je le ferai. Mais on fait de la musique pour de la musique, avec des concepts abstraits.

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Vous avez des projets à l’international ?

On a fait quelques dates à l’étranger. On n’a pas encore la chance de pouvoir tourner même au niveau européen. Par contre, ce qu’on sait c’est qu’on est estimé, on fait quelques ventes en Allemagne ou en Autriche et on atteint les 200 000/250  000 vues sur nos vidéos sur le net ce qui est pas mal pour un groupe qui fait une musique un peu pas particulière et pas mainstream ni ne rentrant dans des styles particuliers particulier comme le black/death… C’est sûr que d’un point de vue notoriété on est sorti des frontières de la France mais c’est pas non plus folichon.


Pour passer aux questions vraiment importantes, qui nous tiennent à cœur, au camping, vendredi matin après une nuit éprouvante d’alcool, d’abus et d’excès on a vu un mec à poil en plein soleil se gerber sur son intimité au réveil, t' en penses quoi ?

 Bah je sais pas ça t’as excité toi ?

Chais pas c’est tout l’élégance du metal, le charme de la chose. Après qu’est-ce que tu veux que je te dise, il y a des cassos dans tout. J’ai des potes qui font ce genre de trucs et j’ai fait des conneries aussi, mais j’avoue là c’est un peu hardcore.  Mais il faut reconnaître que c’est un peu une question originale.


C’est quoi ta couleur préférée ?

J’en ai plusieurs, jsuis désolé. Il y a des tintes de rouge qui me plaisent, sans doute un rapport au sexe ou quelque chose d’érotique. Certaine nuance de vert…


Qu’est-ce que Trepalium chante sous sa douche ?

Ca m’arrive de siffloter des airs de pubs à la con, des fois quand je compose ça m’arrive de fredonner mes riffs. Après les autres j’en sais rien, le bassiste qui s’intéresse vachement à tout ce qu’est blues, rock n’roll peut être qu’il chante ces mêmes trucs. Mais en vrai, j’en sais rien, on est pas si intime que ça…


La dernière question à la con, mais très souvent représentative, comment est-ce que tu définirais Trepalium avec des termes culinaires ?

Euh, épicé… Trepalium serait exotique. J’ajouterai les termes « gourmandise, potée… »

 

 

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